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Carmin-caresse

Dans l'haleine sucrée du téléphone
La troublante iridescence
De tes mots carmin-caresse
esquissaient une étreinte d'argile

Aux tempes du temps
Sur le cadran brûlant
Dans l'attente haletante
S'animait le fil fidèle
De l'heure d'or
Quand je montais à cru
l'amante certitude
De me conjuguer à toi
Dans l'heure neuve

Du bruissement délicieux de l'étoffe tendre de tes mains
Dans la pulpe de la pénombre
A mes lèvres qui s'empourpraient sous l'outrage
De tes baisers cuisse de nymphe
Tu m'auras eu tendre cendre
Après que j'ai courtisé espérément l'éperdue douceur
Dans l'ourlet de l'épiderme complice

J'ai lâpé l'émoi
Au fond des notes mordorées
De tes yeux d'automne
L'abeille gourmande de mes éclats de rire
mutine butinait l'ancolie de ta mélancolie
Le prélude au piano des petites notes pluvieuses de ton spleen
Empreignit mon sang de toi sans se presser

Un Sursum Corda erre ici et partout pourtant
Dans la carcasse des matins naifs
Et ravive enfin,
peut-être, et pas en vain,
L'automne moiré de tes yeux

J'ai tant tout aimé de toi

Du clapotis azuré de tes mots épelés sur ma peau
Dans la fange furieusement fuligineuse
De l'équarissant quotidien
A la confiserie caramelle de tes confessions
Dans les soieries de nos soirées
A la lisière du verbe voluptueux
Délictieusement délicieux

J'aime tant tout de toi

Que les galants galets de mes élans enfantins
Essaimés sur les dunes de ta douleur
je te les offre

Il arrive que je m'accoude aux cieux de tes yeux
Les flocons lactescents des souvenirs en transhumance
Semblent alors s 'échapper de ma folle fiole en frémissant
Quelques feulements follement sages
Affluent férilement au confluent
du taire et du t'aimer sans théâtre.

Si l'amour est une erreur
Je me suis trompée
du plein de mon coeur.

Errances convulsives

Le ciel en grisaille dégrise, et le décor a ma migraine épileptique. La mélancolie se joue à guichets fermés quand mes humides humeurs traînent leurs métastases dans ma peine convulsive.

D'avoir troqué l'amour contre l'amicale pour un reste d'éternité avec toi, je garde les stigmates du reniement. Dans le spectacle de ta passion intermittente, j'ai applaudit, haletante, cette osmose sensuelle et divinement paienne. Et j'ai trinqué sans boire, jusqu'à l'éthylique. Sans voir que l'impasse, dans ma rue, c'était toi.

Dans tes yeux, je pensais l'ombre à changer en soleil levant, et j'ai cru l'eden au fond du jardin. Mais le platane de mes plaies n'eut rien de bucolique.

A courir ton coeur sur un coup de tête, j'y ai laissé des plumes. Mais ta voix ne me soulève plus le coeur, à l'en rompre. Je t'oublie sans colère, et garde de toi l'enfant que j'étais, moi.

D'autres vomissures d'hier toi séchent ça et là sur une ébauche de sourire, mais le jour se lève dèjà sur les linéaments de mon visage.

L'idée de l'amour est une aurore boréale que j'étreins merveilleusement... Sans toi.

L'air puant du temps

Dans l'air puant du temps
Je porte au cou l'angoisse
comme un bijou trop lourd.
les yeux alors sourds à la lumière
Un détail suffit pour
que m'étreigne religieusement la peur
jusqu'à m'en équarrir le cœur.

Derrière l'alcôve des heures j'entends
Que se chuchote ma chute amère
Des cordes de désespérance pleuvent ainsi
Tant qu'on dirait des gouttes d'âmes
ruisselant sur mes joues.

Une horloge boiteuse qui ment tout le temps
prétend qu'il est temps
Dans les mâchoires de la nuit qui s'éteint,
même si le jour sourit sans me distraire
je reprise tout de même mes blessures
Il arrive même que le rimmel me rallume les yeux

Je n'ai pire bourreau
Pire bourreau que la peur
Voilà toute ma peine.

Encorder l'insomnie

Le saxhorn bugle gueule faux des notes en fermentation. Même le ciel est en portes hystériques. Le galbe de la nuit famélique, sans rire, me met l'âme en guenilles.

Ma sapience est une teinture de l'âme, une lueur fantasque et fantastique, le soir venu.

Compter les maux s'avère pathologique en pleine insomnie, certes mais l'aigreur est un jeu d'adultes. Où chacun traine des cageots grouillants d'angoisses.

Il m'arrive alors de rêver à l'amnésie comme à une forme de calme. Dans l'insolent retour du jour, le rêve se paie cher. Je m'en fiche, je suis riche.

Et ma folie n'est qu'une clause intermédiaire. A ne pas surestimer.

Pour me séduire, il faudra bien tuer autre chose. On dit bien qu'un cœur en lévitation n'évite hélas pas toujours la rechute.

Dans la grande soufflerie des désirs, une myriade d'helminthes tend à me tordre les sens. Mais ma résistance liquide cède invariablement quand tu combles mes interstices. Dans la fantaisie d'une nuit doucement boueuse, je retrouve ton visage.

Même à tatôns, la pensée de toi ne se bâillonne pas.

Ecchymoses

Je lui ai balancé mon poing dans la figure, et ça, ça n'avait rien d'une danse de salon. Cette idylle avait le parfum du colchique, et c'en était charmant... Jusque là. Mon amour avait l'allure des battements de ton coeur, quand je me rattrapais à ton ombre. Avec toi, le ciel ne remontait plus sa pendule. Et ton regard me serrait la gorge comme une cravate trop serrée.

Il pleuvait un déluge cette nuit-là, et te regardant, j'avais le coeur à tes genoux. J'ai joué mon impatience au dé à en découdre ou à perdre... Toute ma raison. Dans ce bar, entre les volutes de musique trop forte, je te devinais. Et ces hommes qui du regard te dévêtissaient, je les voyais clairement, trop clairement. Ces sinistres idiots qui se rapprochaient quand je m'éloignais. Ces cons. Je trempais mon hargneuse jalousie dans tous les verres, avec l'espoir vain de l'y noyer. Quelques verres plus tard, en revenant du bar, et voyant ce garçon se glisser jusqu'à toi, j'ai eu envie de me faire de la place. Bien sur, on est partis un peu vite. Mais l'émeraude de tes yeux berçait la bouche poivrée de mes regrets. On a couru jusque chez toi, riant. Et l'univers s'est dénudé à chacun de tes pas, même la lune a rendu sa chemise.

J'ai cru alors qu'on se quitterait plus. On ne s'est jamais revu. J'ai bien dû rencontrer quelqu'un d'autre, mais la suite est aussi triste. Au bout de ma corde de pendu, toutes les musiques se ressemblent. Je bois pour boiter, et faire croire que ça pourrait venir de là, mais même mon chapeau se paye ma tête.

Pourtant...

J'ai le droit de rejouer tout le temps que je perds, et une vie de plus ...à chaque fois que je meurs.

Exhalaisons amoureuses

L'hiver libère ma solitude
L'heure est alors aux vieux livres
Tous les visages se font chambre close.
Et à l'aurore quand la nuit s'effondre
Dans un râle obsédant
Mes rêves ne marchent plus droit.

Mais j'ai dans le cœur une horloge

qui bat Le temps qu'il me reste
Avant de me couler dans tes bras
Longtemps
Quand ton sourire peut m'accorder le cœur
A ta démesure
Et que tes lèvres alors
Me font le corps en lit de rivière

Et si la douceur était une herbe pour les fous
Un miracle sourd mais habité?

On jouerait à la mourre
Ma chambre se ferait tripot
Sous un ciel nerveux.

On joue ...

Heure émétique

Le décor? Une âme pommelée
Un jardin en pleurs sous un ciel moribond
Les fleurs mélancoliques s'évasent en spleen bucolique
Et dans le jour obombré se décline une chaconne
Un, deux, toi
Et toi?

Connais-tu ces heures émétiques
Où l'on semble avoir réglé les battements de son coeur
Sur un air d'hier
Quand les pas d'une absence
Vous courent insolemment dans la tête
Quand le temps à la fenêtre
Rappelle un cheval en fin de souffle
Que la déraison éructe les braises
D'un feu ancien
La morsure d'une fêlure
L'intime refrain d'un regret

De l'autre coté de la désespérance
L'écume émue des réminiscences
Lambeaux indolents, désenchantés

Quand s'éteint l'étreinte
Dans la triste intonation d'une brisure
La rengaine lancinante des regrets chancelants
Ce frêle appel prélude imprudent
A l'eau doucement échappée de l'orage
Quand mon amour,
S'écoule en rizières éperdues
Sur le pays sage de mon visage.

Lacis de soi

Cher vous

Ne m'en veuillez pas
Si j'ai l'encre neurasthénique
l'époque affiche un désenchantement névrotique
Comme moi.
Il n'y a guère plus que les lingots de peine
qui prennent de la valeur.
L'espoir est un supplice
Que j'ai poignardé ce jour-là
Ce jour où vous...

Si je pouvais seulement croire
Comme douze dans l'attente christique,
Mais seul le diable me montre ses visages
Faux-cul, faucon.
Sur le somptueux autel de la médiocrité
Des âmes creuses autant que vaniteuses
Il tend joues et lèvres
Pour une eucharistique avarice
Comment pourrais-je croire
Depuis que vous n'êtes plus.
Même les versets font des faux-plis.

Les heures pleines de votre ombre passent parfois
Sans que je ne puisse trop dire comment
J'y étends votre souvenir comme mon double
Vous courez tant dans ma mémoire.
J'égorgerai le temps plus loin
Rien ne presse
Je mourrai bien assez tard
Je n'ai plus rendez-vous avec mon sablier.

Tout de vous s'éveille en moi la nuit
Que pourrais-je attendre du jour
Qui lui ne m'espère pas.
Et quand un soleil divin menace
Religieusement à la fenêtre,
J'avale mon coeur.
Pour vous oublier.

Si je pouvais mourir seulement...
Comme vous.
Si je pouvais.
Mais je m'endors déjà.

Mastication du réel

Dans la cour des divisions, il pleut des étoiles amères sur des terres brûlées . A tant célébrer le culte du faux-aimer, vient religieusement, l'inaptitude de vivre... ce soi outrancier. Normalité? Non... insanité.

Quand le voleur d'âmes sonnera l'hallali du coeur jusqu'à sa lie, il sera toujours temps, dis-tu, il sera toujours temps. Tant que le sensuel reptile de la conscience putride du salaud te tient la jambe, il ne te serre pas la gorge. Cet affect m'infecte. Je saigne autant que si j'allais mourir.. Puisque tu meurs déjà. Cet hostile crépuscule n'a rien d'une hypothèse. Les pupilles en déroute, je m'étiole... dans la grammaire du temps.

N'entends-tu donc pas les sanglots des mots? Ne vois-tu plus rien? C'est aux vivants que je dois mes lignes de larmes, les morts n'en ont plus rien à foutre. Plus rien à foutre, puisque l'eau, même courante n'abreuve plus personne. Je sculpte aveuglement... quoi déjà? Moi? Quand la brebis retrouvée sera fêtée, d'autres seront à sacrifier, sur l'autel saignant des errances. Catholique? Non... méphistophélique.

Quelques résidus de désespérance tâchent ça et là le virginal instant entre les lignes, comme partout, quand je jette l'encre et les maux.

Pourtant, à tant jouer aux osselets, il est des carcasses joyeuses à recomposer. Et quand luit, dans l'oeil du chat, un peu de moi, je peux voir cette cétoine dorée, brasillant dans mon ciel mélanique.

Une note bleue

Même à cueillir des mots jaunis
A Aboyer du noir
A emblaver des pages
Le vivre me semble toujours une part d'invective
Un désaccord de guitare
A jouer au bord de la fenêtre
Sans s'y jeter
Une part d'enthousiasmes tenus
D'élans de joie lourdement échoués
D'aveux pourpres déglutis
Dans la gorge du hasard
D'amours éventrés
Et d'yeux qui prennent l'eau
Des vagues
au bord de l'âme

Mais au bout de l'antienne
Un Eden parfois
Un détail impudent
Une note bleue
Dans un chant transgénique
Une ligne de chance adventice
Dans la marge, en contrebas

Quelques notes d'insouciance
Comme une forme décente d'oubliance
Un air de toi qui ondoie dans ma mémoire
Une musique à miauler
Dans l'air automnal
Un silence à effeuiller
Dans l'heure sépia
Un détail idéalisable
En filigrane
Sans fil d'Ariane
Des rires répandus comme des parfums
Les feulements ténus
D'une partition émue
Des ondées de langueurs
Dans les draps d'une romance
Les violons de ta joie à l'entresol

Quelques particules de tendresse
Une pendule incrédule
Le murmure d'une serrure

Pour tout recommencer.

Accorde moi tes bras
Rien qu'une minute
Que j'en fasse une éternité.

Toi, en t'aime

Je me suis acheté une saison
une part double de sourires
Des fleuves de vertiges à tant remonter à toi
Et des bains de couleurs émouvantes et jaspées.
Il arrive qu'une averse
inverse le décor
Et l'amer tue même
provisoirement
l'éclat nacré des champs de possible.

Mais j'ai des musiques pour les journées critiques
Celles des faux cul et coeur sur le poing
Pour les heures plastiques
aux angoisses élastiques
un miroir à percer
à jour les sourires sous vide.

Je pourrais dégueuler
Une mer de mélancolie
Si je n'avais pas nos fous-rires échevelés
plein mon édredon
Des nuits sans mentir même en songes
la mémoire en chateaux de sable hantés
Et des floraisons de fantômes
gais comme des enfants.
Je pourrais rendre l'âme à l'amertume
Sans le parfum du seringat édition éternelle
Et les répliques du chat
qui miaule tout ce que je tais.

J'abrite aussi une statue de sucre
Qui fond comme
un chagrin Sans paroles
les nuits rose chair
Où L'insomnie entrainant, il faut dire
quelqu'intervention horizontale
de l'inconscient gourmand
je me décline en désirs cerises
sur lèvres vermeilles et
sel version merveille.

Bien sûr le ton n'est jamais
parfait quand je veux tout y mettre
Et il n'est pas impossible
que je tente encore
de noyer le poisson à coups d'épée
dans l'encre vive jusqu'à l'engourdissement...

Mais pour l'heure je me paye
un printemps en pots de confitures
des lampées de toi
parfum pomme d'amour
Et des myriades d'histoires
à rêver sans dormir
Avec toi en t'aime
De quoi se faire la nuit en amazone.

Comment dire je
t'... sans ces mots-là?

Un peu gauchement

On ne s'est pas revu depuis longtemps. Deux ans. Mon téléphone était devenu une porte close. Jusqu'à mon appel. Je lui ai fixé rendez-vous dans ce café. 21h00. Il arrive, le corps amaigri, le visage émacié. On s'embrasse. Un peu gauchement, sur la joue. Les premières fois... Nous parlons. Longtemps. J'ai tout à écouter. Avant de m'expliquer. Il sourit, et entre deux phrases, murmure:

- Tu portes toujours une part d'enfance comme un fragment d'azur sur ton coeur.



Je souris. A cette part de tendresse qu'il m'a gardée. Je peux tout lui dire. Pourquoi j'ai disparu. Tout. Ce que j'ai pu l'aimer. A l'étuvée. Je savais sa vie ailleurs, sa compagne. Je savais. On s'était pourtant rapprochés. A se toucher. Aimer sans rien en dire. Tout ce que je ne ferai plus. Sa vie pathétiquement conjugale semblait prendre l'eau tandis qu'il me prenait par la taille. Jusqu'à ce matin-là. "Je peux passer?" m'avait-il demandé un peu vite. Il pouvait. A peine arrivé, il avait jeté comme un fardeau trop lourd:

- Je vais être papa.

J'avais rêvé mieux.

- Je ne suis pas prêt, je n'y arriverais pas, pleurait-il.
- Tout ira bien, je vais te préparer, venais-je de décider.

Puis je l'avais embrassé, étreint avant de le reconduire à la porte. A peine refermée. Où j'avais pleuré. Tout ce que j'avais tu. As-tu déjà eu l'impression qu'on te roulait sur le coeur? Moi aussi.
Et comme l'on fait parfois beaucoup de bruit pour peu, il n'avait pas eu spécialement besoin de moi. Non. Il était ailleurs. Il faisait défaut à mon décor. Et le décor n'était plus que moi. Il y a quelque chose de pathétique toujours, quand on se croit pluriel et qu'on se retrouve un. Il faut dire aussi que mon paysage a ceci de récurrent que les personnes qui le peuplent ne se manifestent que quand ils boivent la tasse ailleurs. Ils sont invisibles quand ils sont heureux. C'est la vie.
Et il devait être diablement heureux, lui...
C'était un peu ce qui m'avait décidé à quitter véritablement sa vie. Ce que j'avais fait brutalement... après quelques refus polis à mes précédentes tentatives.
Et je suis là, face à lui. A le lui dire. Enfin. Il déglutit, se tait. Longtemps.

- Je ne pouvais pas aimer, à cette période. Pourtant, je t'aimais. A mots couverts. Je t'aimais. Mais je n'avais rien à donner. Et tu ne demandais rien. Rien. Tu étais une forme d'Eden, une part de soleil côté jardin. Je n'ai jamais voulu te blesser. Mais je ne pouvais me résoudre à te laisser t'en aller.
- J'ai dû décider pour nous. Pour toi. C'est pour cela que j'ai rompu tout contact. Je devais m'en aller. Tu avais eu simplement besoin de moi. Comme d'une béquille. Il n'y a rien de plus évanescent que ce dont on croit avoir besoin ainsi que les façons d'y répondre.

Aucune relation ne perdure si elle a débuté pour de mauvaises raisons.

Qu'il y avait-il à ajouter? Tout était dit. Enfin.
Il a regardé sa montre, s'est levé, s'est approché de moi.

"Je suis vraiment désolé. "

C'était vrai. Cela aussi, je le savais.
Il s'en va . Un peu gauchement. Comme au début.
Quand la fin ressemble au commencement, que doit-on en déduire?
Je regarde mon verre plein. Sa chaise vide.
Il n'y a plus vraiment d'ombre. Enfin. Plus de nuage mélanique dans le ciel de cette histoire.
Rien qu'un peu d'azur.
Peut-être.

Un degré de candeur

Il y a tant à désespérer de ce rite abscons du vivre,
dans l'aujourd'hui vérolé.
Dans les remous de ma chair âme...
Oh, les remous.

Dans le broyeur de grâce quotidien
Un chuintement d'âmes persistant,
parfois persifleur.

A prophétiser mes chimères sous les draps,
le jour semble bien tranchant.
A dire vrai, rien d'étonnant.
Mais je m'étonne.

Pourtant, il faut que je vous dise,
j'ai des gisements de songes pour chaque mensonge.
je dors sur un nuages de rêves
un degré de candeur suffit.

Ma thématique des mains

Le phosphore dit des pelûres de lune sur le parquet, et j'ai la tête contre toute raison, en caisse de résonnance. Mon visage a tout d'un éden désaffecté loin du ciel de tes mains.

Des mains en paradis de poche à se tordre et corps rompre. De celles à mourir d'amour en braille une nuit dans l'autre, jusqu'à l'aube gourmande.

Des mains - opium a croquer l'heure qu'il est avec la peau, quand la nuit est fichue sur le flanc comme un cheval en fin de course. De celles qui me font la peau en chaux - vive.

Des mains à minuterie grâcile.
Tes mains.

L'archétype de ce bonheur - là ne quitte plus la chambre.

Je vends la moitié de mon espérance contre un peu de toi, tout contre.
Juste là.
Oui, comme ça.
Quand tu me fais la peau.

Mes mains d'aveugle

Dix jours plus tard, seul le déluge aurait pu rompre ma corde de pendu. Je voudrais tout quitter jusqu'à mon reflet au fond du fleuve. La résistance au changement se joue sous la fenetre ou dans un profond sommeil.

J'alimente la rumeur dans les plis de ta jupe. Ton ombre est là sous mes doigts humides.

Mes mains d'aveugle cherchent la lumière sous tes dessous, sans se presser.

Mon autodafe

On n'entend plus la machine à réver que déjà voilà les yeux cernés du temps sans toi. Mon coeur a des allures de bègue quand le ciel enfile son manteau mélancolique. Meme sur le papier, l'eldorado est une idée qui ne se laisse pas encadrer. L'invendable amour revendu s'étale sur les pages mais dans le journal, toutes les journées commencent mal. Une liturgie qui tourne ça et là au lubrique, sans grace. J'ai une flambée de sales gouts dans la bouche, à croire que cette histoire m'a rendu hypocondriaque. Dans cette intimité lacérée d'humidité, j'ai du me tordre à me perdre. Est-ce que je suis fou?

Ce rodéo dans ma tete n'a rien à envier aux westerns de mes dix ans. Tu faisais du moulinet de mon amertume ton miel, et des matins doux comme la pulpe des maracoudjas. J'avais le coeur cousu de noir et tu n'y as vu que du bleu. A enfiler l'aube à califourchon, on sait d'autres versants du labyrinthe des ombres caressantes.Toute rencontre avec toi était un outrage à la pudeur des autres, et je m'éponge le coeur avec ce qu'il reste de la mienne. Et si j'étais fou?

L'azur de tes yeux faisait fondre la porte de fer de mon enfer et je n'y ai vu que du feu. Pour l'amour de dieu, j'ai des cris d'amour plein les mains. Et cette version criminelle d'incendie qui me court dans la tete n' a rien d'un fait divers.

Cette minute est un dé jeté dans l'enjeu de ce désastre pour les besoins de ta cause. Mais quand le ver est dans la pomme, il y a chute des particules d'amour. Pourtant meme maintenant, ton parfum dessine ma ligne de perdition, c'est toujours pareil et plus jamais la même chose. Tu m'as brodé l'amour en chemin de croix à meme le coeur. Et si j'étais fou?

La machine à en découdre avec toi, ne me dit rien qui vaille, ne me dit rien du tout, de toute façon. Je suis fou, cela rassure.

Ma rue transpire

C'est l'hiver, comme une saison qui aurait mauvaise haleine, et ne vaudrait guère plus qu'une chanson. Ne prend pas ton dictionnaire, il parait que ce n'est pas la peine.

C'est à la une, le paradis se paye en dollars, si tu tournes la page, tu n'en verras qu'un avatar. Ça fait un bruit à endormir n'importe qui à coups de poings plein de peine.

J'ai dans la tête une romance, si elle prend l'eau, c'est par la taille. Et puis je songe au hasard qui pourrait passer par là, même sans ficelles, pour m'en tirer. J'ai du mettre de la dentelle à l'amour pour rien ou ce qui y ressemble. Dans le texte et puis ailleurs, cette parenthèse à ton visage; tandis que je t'invente un sourire au fer à souder.

Pourtant entre nous, toutes les rues transpirent.

Mon petit moi-même

Prendre les vessies du diable pour des lanternes divines, qui va doucement, va sûrement... sans se presser. Les égouts des uns et les douleurs des autres ne se discutent qu'entre eux. L'air de la pluie ne fait jamais le beau temps de ma prose.

Dans l'éternel refrain d'une musique grinçante, je traîne la branche peut-être morte de mon petit moi-même.

Ne jamais dire jamais, alors quand ?

A s'y perdre

J'ouvre la porte. Je n'aurais pas du rentrer si tôt, je n'aurais pas du rentrer du tout. Il y a comme d'habitude des verres partout par terre. Les cendriers font peur à voir. Maman a fait la fête hier et la moquette s'en rappelle - elle n'a jamais le temps d'oublier. Je file à l'étage et frappe à la porte de maman. Pas de réponse, je rentre. Une lampe repose sans douceur sur le sol avec les mégots qui n'ont jamais atteint le cendrier. Un corps joue l'inertie sur un lit en crue. J'ai trouvé maman. Je lui ôte ses escarpins, la déshabille, avant de la glisser sous les draps. Je tire les rideaux avant de m'asseoir sur son lit. Maman se réveille, ses rales m'emplissent la tête.

"Pars pas", dit-elle. Je pose une main sur sa joue humide. Maman pleure. Maman pleure à chaque fois. Et je reste là comme si c'était la première fois.

À toi...

À contre-jour
je croise ton ombre souvent
quand j'ai le regard ailleurs d'une petite morte.

Je peux alors entendre battre mon cœur
aussi fort que le tic-tac de la pendule.
Et tout s'accorde.

Plus rien ne me dérange vraiment
quand je peux dessiner ton rire les yeux clos.
Le détachement fait partie du jeu.

Tu m'as apprivoisée du bout de tes mots ronds.
Même tout contre, je n'ai rien fait pour.
Pour t'arrêter.

Moi qui dormais dans de sales draps,
là où les rêves mêmes ne se glissaient pas.
Je file aujourd'hui comme une eau douce sur tes lèvres.
Puis m'enlise et m'endort dans tes yeux-marécage.
La fin du jour semble alors une halte acceptable.

Au confluent du taire et de l'hurler

Une pluie bâtarde bazarde
à m'en rompre les sens
ses larmes violentes...
Chorégraphie liquide.

Il pleut des cordes à sauter
par la fenêtre
du rez-de-chaussée

Quand
au sous-sol du jour qui s'épuise
réside froidement quelqu'aigreur encore tiède

Mais la cosmétique du désir lissera mes rêves
durant la trêve.

Une nuit par-dessus toi

Boire la tasse à tes lèvres

Avec la méthode du temps qu'il reste, croquer la pomme avec la peau s'il le faut, hurler dans une langue que je ne comprends plus des mots trop entendus.


J'ai vu ce soir en rentrant un arc-en-ciel dans le caniveau, en songeant à tes yeux couleur d'orage. Ils me rappellaient la mer, et à mes torts, j'avais voulu m'y voir. Le poison de tes prunelles distillé dans ma déraison; Jusqu'à ce que je et toi, cela reviennne au même, au fond.


J'ai bien du boire la tasse à tes lèvres.

De chacun à tous

Même quand la pluie joue des poings, les tatouages se lisent à tâtons. Dans les pâleurs de l'aube, l' univers est un jeu idiot dont j'attends la réponse. Le très relatif, une expérience à tenter quand la conscience joue aux osselets.

Et le mot est un miracle, une porte ouverte parfois sans douceur.

Toute rature me rassure.

D'encre noire

Les yeux ouverts sur une nuit baignée de foudre, je ne reconnais plus mon visage. La pluie sur ma robe trop courte n'arrange rien. Mes souliers se lient d'amitié avec tous les caniveaux, et la rue est un immense mariage blanc. La neige endormie ne voit pas le hasard entrer par la fenetre pour se transformer en destin, dans le texte et ma rue.

Toute rencontre froidement avortée m'écorche en réalité, et ce coeur, paysan famélique en sueur s'épanche dans une église féérique, en plein milieu d'une nuit claire. J'ai du croire au rêve comme à une autre vie, l' esclave. Mais le néant sous la lampe du jour ne m'attend plus quand tu portes au lèvres, le sourire comme un bijou. Tu peux toujours mentir en un éclair et dire l'amour une torture.

L'innocence de tes lèvres ne m'est jamais qu'un voile à écarteler...

sans témoins.

La récompense

Prendre la journée par la taille,
peser le tout et le tout contre,
classer ses états d'âme et les mettre sous clé,
changer l'eau en vin et le boire.


Renoncer à s'émerveiller,
regarder par la fenêtre sans s'y jeter,
laisser dormir maman.


Préparer le déjeuner puis enterrer les couteaux,
guetter le chien des voisins et lui filer la frousse,
finir ses phrases sans faire de fautes.


Renoncer à être heureuse quand maman dégueule son ennui et tout le reste.


Songer à la récompense:

le sourire de la fille d' en face.

La rumeur

J'ai le coeur qui transpire et goutte à goutte flou jusqu'à l'âme. L'encre de ma vésanie sur les cahiers déserts de cette histoire arrose les tulipes d'une fin cruelle où me noyer. De fil en aiguille, je perds toujours... tout contre toi.


Le mal dans tes yeux s'avoue vainqueur, et cela n'a rien d'une rumeur.

Le cadavre exquis

La griffe minérale de mes aigreurs n'entamera pas le cadavre encore chaud. Toute tentation est une invention du diable, qui d'autre? La formule de l'assassin est une paupière toujours close quand une seule goutte d'amour réssusciterait la tulipe d'aime. Mais l'air du temps est une colombe mille fois poignardée. Cet agneau doux que j'égorgerai bien, le jour où je ne pourrai plus rien y faire.


L'air du temps comme une cravate trop serrée au cou de mon insomnie.

Le fumier est une forme d'espoir

Dans l'air du temps, le fumier est une forme d'espoir, le pater noster, un murmure à risquer dans ta langue. J'ai un compte d'orgasmes ouvert à la banque du diable quand le désordre est une perversion dans un lacis de soi. Et l'absolue pestilence du pardon, un jour par dessus l'autre ne fait plus de miracles.


Reste un squelette qui ne répond plus de rien. Qui ne répond plus du tout, l'air de rien.

Les cent pas

J'aurais beau marcher sur les mains, même en dépoussiérant les nuages, aucune éclaircie ne me fera oublier que la clepsydre se vide. La moiteur de mes sens se tapit dans une fiole mal fermée, il faut m'avoir regardée dans les yeux pour y lire un peu de ça. Même dans la pénombre, les paupières ne mentent pas.


Tout chuchotement est une forme d'audace et je fais les cent pas dans l'impossible bocal de ma tête.

Les fruits du mal

Cette année-là, l'image d'aphrodite décomposait l'eau claire de l'étang. Et la pluie silencieuse sur lui oeuvrait comme une torture. Il cherchait midi dans toutes les heures.


Dans le jardin, les fleurs viraient au miel sans une ombre d'abeilles. Il flottait pourtant une vague promesse de bleu dans les éclairs oranges, mais le ciel n'avait décidément rien de magique.


Une voix lui fit tourner la tête et tout fut à recommencer, même ici. La pluie, comme un essaim, coucha l' enfant sur l'asphalte, à lui en faire un tombeau.


Les fruits du mal ne sont pas une légende.

Ma Déraison

Prendre le ciel par ses dessous, sans se soucier du qu'en dira-t-il.


L'horloge sonne tous mes délires et lit à rebours des heures qui n'existent que pour moi. Le pire est imaginaire. Imaginaire?


L'autopsie de mes vagues à l'âme est un spectacle qu'il vaut mieux rater... A chaque fois. Pourtant, même la tronche en ruine, j'ai une silhouette qui a de l'allure.


Et je trace au compas, ma courbe de fuite... au-devant de...


Toi?

Quand le mal est beau

C'était l'heure où le ciel tire sur sa pipe sans la casser. Quand les nuages sont roses, on croit tous au bleu. Inutile de se mentir, même l'ours vendrait sa peau pour ces tons-là. Une armée d'ours en rut ne me ferait pas oublier le désordre qu'en moi tu mets. Le désordre, voilà tout mon drame. J'épouse volontiers le vide à la cime de tes cils. L'eau remuante de tes yeux ne m'aide en rien. Les oeillades, chez une amazone, ne dessinent une ligne de chance qu'au rasoir.


Je joue à me perdre dans les dédales de ma tête.


Et je gagne.

Satanée moralité

Il reprit du dessert et la conversation. Elle était en beauté et en robe, il le lui dit. Elle sourit de travers et généreusement. Il ravala sa bonne humeur, prit un café et son manteau. Avant de décamper. S'il avait été drôle plus tôt, il aurait vu ses dents ou ce qu'il en restait.


Moralité: n'attendez pas le dîner pour la faire marrer.

Séduction de trottoir

Elle arpente le trottoir de ses longues jambes, regarde sa montre, guette les voitures. L'une d'elle s'arrête. C'est combien? Demande-t-il? En jetant un œil avide sur ses bottes, le carré de tissu qui découvre ses fesses rebondies, et ce body sombre qui dénude ses seins. Il l'invite à monter, elle sourit, acquiesce. Il demande le prix, plus pour faire la conversation que pour le connaître puisqu'il le sait déjà, au fond. Elle répond sur le même ton et lui indique le coin habituel, une impasse. Ils s'arrêtent, elle regarde son amie, un peu plus loin. Elle aussi a l'allure de celles qui ne sucent pas que du sucre d'orge.


L'heure tourne, il le sait , elle aussi...justement. Il la paye, elle sait...lui dégrafe son pantalon, se penche vers lui, et le prend dans sa bouche. Il la caresse, elle le sent prêt tout près, se glisse sur lui, vite. Va et vient rapides, secs, sans douceur. Elle gémit, comme elle a appris, lui vraiment, sans simulation. Rien que son désir, d'en finir, de partir. Il s'agrippe à elle, dit qu'elle est belle, demande si c'était bon. Elle ment, comme tout le temps, et se rassied à sa place.


Ils réajustent tous deux leurs vêtements, il regarde sa montre, se met quelques gouttes de parfum, pas trop, - qui trouverait ça normal après une journée de travail - et la ramène sur son trottoir. Il balaie des yeux les alentours et démarre en trombe, sans un regard pour elle. Les beaux-parents viennent dîner et il est en retard.


Est-ce que tous les hommes sont des salauds? Pas vraiment. Est-ce que toutes les femmes sont des catins? Pas plus.

Trois fois rien de plus

Est-ce qu'elle était vraie? Est-ce qu'elle était vraie? Son arme, était-ce une vraie? Ce matin-là, Cindy m'avait appelée en me priant de passer, je n'en avais guère envie mais j'avais dit "oui", en pensant le contraire. Et son sourire à mon arrivée m'avait fait tout oublier. On a savouré un thé en refaisant son monde, et puis... Et puis, quelqu'un a frappé à la porte, proposant des calendriers. Elle avait ouvert, tandis que je nouais les lacets de mes bottes. J'entendis alors une voix d'homme, calme, poli. Très poli. La tête toujours baissée, j'ai jeté un oeil à ses chaussures - je préférais les miennes. Une autre voix me fit lever la tête, celle de Cindy, bien moins naturelle soudain, et quelqu'un d'autre. Quelqu'un d'autre qui a vite refermé cette porte... Beaucoup trop vite. Ils ont oté leurs capuches, gardé leurs gants, et se sont avancés. Le premier, vers moi. Il a sorti un révolver de sa poche, m'a empoigné m'obligeant à me lever, et, m'entraînant, s'est mis à fouiller la pièce, mon sac... Et moi. Je portais une jupe ce matin- là, je n'en mettais jamais.


Cindy, était à l'étage, avec l'autre homme, le si poli. Il l'avait entrainée dans la chambre d'où ils étaient vite revenus, n'y trouvant rien. Ils cherchaient tous deux un coffre qui n'existait pas. Ils souriaient en disant qu'ils ne nous feraient rien...ou presque. Ils ont vidé nos sacs à main - et nous sans doute aussi -, ont emprunté nos papiers d'identité, relevé nos noms, nos adresses. Ils souriaient encore. Est-ce que c' était drôle? Est-ce qu'on était droles?


Après avoir tout cherché, et trouvé, l'appartement ressemblait à... à quoi déjà? A rien de connu de moi, alors. Ils ont dit qu'on était jolies, ils ne riaient plus vraiment. On ne souriait plus depuis longtemps. Un bruit de pas dans le couloir, ils se sont regardés, ils nous ont regardé. Ils ont jeté nos papiers sur le sol, en écoutant passer la voisine. Et je hurlais. Dans les ruelles ma tête, je hurlais. Et cette arme braquée sur nous, sur moi. Moi qui n'étais rien, rien qu'une cible. Trois fois rien de plus. L'homme qui m'avait comme à son bras scellée s'est approché, une fois ultime, l'autre la main sur la poignée, attendait la suite... comme nous tous. Il m'a frolé la joue, du bout d'un doigt. "Ne m'en veux pas!", c'est ce qu'il a dit, "Ne m'en veux pas." Quelque dizaines d'euros plus tard, ils sont repartis.


Est-ce que ce révolver était vrai? Tout le reste l'était. J'y songe certaines nuits... Et chaque fois que l'on frappe à ma porte.

Un manège en chantier

Les chevaux de bois ne s'arrêtent pas. Dans le manège de ma tête, j'ai l'insouciance comme un bijou au cou de mon enfance, les tâches d'encre sur mes doigts d'écolière, et l'éternité dans mes poches rapiécées.


J'ai un bleu paresseux qui se rit de l'azur, comme une carte à jouer sur Broadway et la mouette rieuse d'un temps qui prend la pose à l'ombre des heures, revant sans tic-tac. Mais qui ne vaut guère mieux que ma prose dans ton assiette.


Et puis j'ai un clown à l'envers, qui fait peur et peine dans son numéro du sanglot. A entendre comme il pleure, je me vois à travers. File avant la fin et ne le répète pas.


Quand le monde ficelé et heureux repose dans le creux de ma main, je peux conjuguer ton coeur à mon propre temps.

Un versant de mon acmé

La pluie folle qui feule sur mes carreaux ne dit pas que des mensonges. Quelle que soit l'heure qu'on enterre, il y a des champs de possible cultivables entre les mots. L'hostie ne m'a jamais fait cet effet-là. Même la queue du chien est d'accord avec moi.


Je fais le mur dans ma tête sur la page. La page toujours comme un essaim d'émois dans une encre hémorragique parfois. L'espace où mal tourner comme les figures dans le style.


Sans se retourner, peut-être.

Y glisser les doigts

Tout éclair de lune sur une jambe nue, met du printemps dans mon assiette et du chien dans ta silhouette. A l'ombre de ta silhouette je découvre le coeur des choses.


Les corps qui s'imbriquent n'ont d'autre but qu'eux-mêmes et le ressac qui s'imprime. Chacun sur l'autre fait jurer le miroir.


Reste plus d'une chance de glisser mes doigts dans ta décadence.